LA TRILOGIE LAIDLAW, de William McIlvanney

Livre
Bien
Très bien
Un Must
Errance à Glasgow

Le pitch

La violence de Glasgow dans les années 70. L’inspecteur Jack Laidlaw n’est pas vraiment sympathique. Bourré de paradoxes, c’est « un homme violent en puissance qui a horreur de la violence ». Il est aussi coureur, dépressif et alcoolique. D’ailleurs ses collègues ne l’aiment pas beaucoup. Il mène ses enquêtes avec opiniâtreté, dans une recherche de vérité absolue. Mais sur un rythme qui reste lent, nostalgique. McIlvanney est un grand auteur. (Re) plongez-vous dans la trilogie (+ 1) : Laidlaw (Laidlaw, 1977), Les Papiers de Tony Veitch (The Papers of Tony Veitch, 1983) et Étranges Loyautés (Strange Loyalties, 1991), auxquels il convient d’ajouter Big Man (The Big Man, 1985), dont la fin devient l’un des éléments de l’enquête de Laidlaw dans Étranges Loyautés. C’est d’ailleurs dans cet ordre chronologique que l’éditeur Rivages a publié la série.

Pourquoi je vous le conseille ?

Pour le dépaysement et la mélancolie que dégagent ces romans noirs plutôt contemplatifs. Parce que Jack Laidlaw nous touche par son humanité. Car les seventies à Glasgow c’est toute une atmosphère.

POUR BATTRE AU RYTHME DU COEUR DE GLASGOW. Car c’est bien l’Ecosse qui est le tout premier personnage de cette saga. La corruption, les mafias, la violence sociale y naissent à chaque coin de rue. Mais finalement ce qui passionne l’auteur, ce sont davantage ses pubs enfumés, ses gens modestes et humains, qui portent nostalgie et tristesse en bandoulière. J’adore McIlvanney pour cette capacité à nous faire palper cette atmosphère singulière car « une fois né en Ecosse, on recevait le remords en étrennes ».

POUR JACK LAIDLAW. Un anti-héros magnifique, un intellectuel refoulé qui porte en lui une culpabilité indicible. N’attendez pas ici de grandes enquêtes compliquées (d’ailleurs dans Laidlaw, on connaît rapidement le coupable) ni de courses poursuites spectaculaires. Vous y trouverez en revanche une forme d’errance nostalgique, en compagnie d’un homme dans le doute tout en représentant la loi, hésitant sur le chemin à suivre et pourtant ne perdant jamais de vue la recherche de la vérité.

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À découvrir ailleurs, dans la même ambiance

D’autres auteurs écossais ont produit une atmosphère singulière. Un courant parfois qualifié de Tartan Noir.

Ian Rankin et sa saga policière avec l’inspecteur John Rebus. Tentez par exemple L’Étrangleur d’Édimbourg, 2004 (Knots and Crosses, 1987) ou Exit Music, 2010 (Exit Music, 2007)

Val McDermid, auteure prolixe qui a fourni quatre séries policières aux héros récurrents distincts :

  • Lindsay Gordon, une journaliste lesbienne apparue dans son tout premier roman
  • Kate Brannigan, une détective privée
  • Le Dr Tony Hill, profiler et l’inspectrice Carol Jordan (qui mènent des enquêtes dans des milieux particulièrement glauques et violents)
  • Karen Pirie, Inspecteur chef à la « Police Scotland’s Historic Cases Unit.

Toute autre ambiance chez Peter May. Voyez plutôt sa la trilogie écossaise juste après