LES FANTASTIQUES ANNÉES 20, de Raoul Walsh

Film
Bien
Très bien
Un Must
Gangster malgré lui

Le pitch

Après la 1ère guerre mondiale, trois compagnons d’armes rentrent en Amérique, nourris de beaux projets pour leur avenir, sûrs que le pays les accueillera en héros. Mais la décennie fantastique, coincée entre Prohibition et crise de 29, va leur réserver pas mal de surprises, bonnes et mauvaises. Surtout mauvaises. Un grand classique, avec les immenses Cagney et Bogart. Dès 10 ans.

Pourquoi je vous le conseille ?

Pour son énergie et son second degré. Pour mieux comprendre l’état de l’Amérique au sortir de la Grande Guerre. Pour que les sacrifices de beaucoup ne soient pas oubliés. Parce que ces deux acteurs sont décidément fantastiques. Et que Bogart en enfoiré, ce n’est pas si courant.

UNE BOUFFÉE DE NOSTALGIE. Réalisé à peine 6 ans après la fin de la Prohibition, ce film apporte un témoignage quasi nostalgique sur cette époque aussi fiévreuse que mythique. Avec un ton non dénué d’humour, l’histoire suit nos trois amis qui entrent dans la contrebande quasiment comme dans un jeu pour en dessiner progressivement les règles. C’est après que ça se corse, lorsque l’appât du gain devient plus fort que tout, plus fort que l’amour et l’amitié notamment.

UNE DÉCENNIE ENTRE CRISES, CHÔMAGE ET VÉTÉRANS SACRIFIÉS.  Réalisé alors que la Deuxième guerre gronde déjà en Europe, le film rappelle le contexte économique et social déjà très compliqué que connaissaient les États-Unis à l’issue de la Première. Les vétérans forment des armées d’hommes sacrifiés, jetés aux bans de la société, sans emplois ni ressources, luttant pour leur survie. Devenant ainsi des proies rêvées pour le gangstérisme.

GOOD GANGSTER BAD GANGSTER. Cagney et Bogart incarnent deux visages de gangsters, le bon et le mauvais, mais dont le destin sera funeste dans un cas comme dans l’autre. Entre bagarres et règlements de compte, ils s’associent, se jaugent, puis se haïssent. A noter que Bogart, aux prémices de sa carrière, y vibre déjà d’une énergie vitale et fébrile tout à fait unique.

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La fiche

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Raoul Walsh (1887-1980) est un très grand réalisateur, notamment de westerns, mais pas que (La charge fantastique, Gentleman Jim, La piste des géants, La vallée de la peur…) . Filmo sélective dans le genre polar :

La grande Evasion (High Sierra, 1941), d’après le roman de William R. Burnett et sur un scénario co-écrit avec John Huston. Du très bon. Avec Humphrey Bogart, Isa Lupino.

L’enfer est à Lui (White Heat, 1949), où l’on retrouve James Cagney, cette fois-ci en tueur fou pathologique. Avec aussi Virginia Mayo, Edmond O’Brien.

La femme à abattre (The enforcer,1951) avec Humphrey Bogart, Zero Mostel, Ted de Corsia.

À découvrir ailleurs, dans la même ambiance

Le petit César (Little Caesar) réalisé par Mervyn Le Roy en 1931, d’après William R. Bunett, futur scénariste de Scarface et Tueur à gages. Avec Edward G. Robinson dans son premier grand rôle.

L’ennemi Public (The Public Enemy), réalisé en 1931 par William A. Wellman. Avec James Cagney et Jean Harlow.